Ma mère / Georges Bataille

Livre

Bataille, Georges. Auteur

Edité par 10-18. Paris - 2002

Menant une enfance religieuse, Pierre est amené par sa mère à l'age de dix sept ans vers une vie de débauche et de perversion. Partagé entre le plaisir et la honte, il respectera sa mère jusqu'à sa mort.

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Avis des lecteurs

  • Consumimur 5/5

    Ma mère est un récit de formation comme le romantisme en a imposé le genre depuis Goethe et Wilhelm Meister, chef-d'œuvre du Bildungsroman. Mais le récit de formation est d'un type particulier quand il se soumet à un geste de déformation qui est de défiguration d'une figure maîtresse de la morale traditionnelle. Le roman de formation d'une mère initiant son fils de 17 ans à la dépravation est aussi celui d'une perdition plus forte que toute déperdition. Le roman inachevé ne pouvait avoir de fin car il n'y a pas de fin dans la transgression, qui ne s'épuise pas parce que son énergie est sans limite. Le mal est infini et la littérature qui s'y consacre aussi. C'est ainsi que la mère est profane, c'est ainsi qu'elle est sacrée et les deux positions sont inconciliables. La mère est profanatrice en livrant la maternité à la prostitution et la mère est sacrée quand elle se sacrifie en s'exceptant des lois de la parenté et de la filiation. Le sexe est une zone d'indifférenciation, le continent noir du neutre auquel aspire la littérature qui, de Sade à Bataille en passant Guyotat et Klossowski, restitue à l'usage commun ce qui résiste à toute capture. C'est l'hétérogène au nom de quoi on forme des alliances nouvelles qui sont des communautés inavouables dont l'approbation de la vie tient jusque dans la mort. La littérature de Georges Bataille est un geste de révolte qui a le négatif dans le creux de la main, la main tendue fraternellement aux incandescents qui tournent sur eux en se consumant sans fin.

    par s.chakali Le 04 novembre 2021 à 08:56